Premier contact avec le « Casseur d’os »

2018-05-22T08:15:35+00:00 samedi 19 mars 2011|

Le gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est un des plus grands rapaces européens, avec ses 2,35 m à 2,80 m d’envergure. Pour comparaison, celle de l’aigle royal est de 1,90 m à 2,25 m. Aussi impressionnant qu’inoffensif, le gypaète est un charognard exclusif. Situé en toute fin de la chaine alimentaire (après le vautour fauve et le vautour moine), il se nourrit essentiellement d’os, plus un peu de viande et de tendons. Lorsqu’un os s’avère trop gros pour être consommé tel quel, le gypaète s’en saisit, s’envole, puis le lâche au dessus d’un pierrier afin qu’il se brise. C’est ce comportement original qui lui a valu son surnom de « casseur d’os » !

Complètement disparu des Alpes au début du XXe siècle, ce vautour doit son retour à un programme concerté mené à l’échelle des Alpes depuis les années 1970. En un peu plus de vingt ans, il a ainsi pu reconquérir les Alpes. C’est ainsi que sur les dix-huit couples reproducteurs actuellement recensés dans l’arc alpin, trois ont choisi de s’installer dans le massif de la Vanoise (secteurs de Val d’Isère, Termignon et Peisey-Nancroix).

C’est au Festival International de la photo animalière de Montier-en-Der (2010) que j’ai rencontré Olivier Dumaine, un photographe lyonnais qui y exposait de très belles photos de gypaètes en vol (voir son site dans la rubrique « Liens »). En discutant, il est apparu que les sujets d’Olivier étaient les gypaètes de Peisey-Nancroix.

Fort des échanges avec Olivier, je décidais alors de tenter moi aussi de mieux connaitre, puis d’approcher un peu ces vautours fascinants.

La première étape de mon projet s’est réalisée en tout début d’année 2011 :

2 janvier 2011. Lendemain de réveillon passé avec des amis dans le charmant village de Bellentre (Tarentaise). Un certain besoin d’évacuer quelques toxines et peut-être un peu d’alcool, aussi !

La matinée est magnifique, le ciel encore très pur. Je décide d’aller faire une petite ballade de repérage au dessus de Peisey-Nancroix, dans le vallon de Rosuel (que je sais donc être le domaine d’un couple de gypaètes barbus). Ma compagne et une amie m’accompagnent, malgré un froid assez vif.

Nous accédons donc au vallon de Rosuel, et après passé le hameau de Nancroix, stationnement du véhicule au parking de départ des pistes de ski de fond et raquettes à neige. Nous empruntons la piste à raquettes en direction du hameau des Lanches (carte géoportail). Même pas dix minutes plus tard, un gypaète se montre, survolant les Vernettes.

Quel bonheur ! L’oiseau est évidemment trop loin, trop haut, pour qu’il soit question de faire de bonnes photos. Mais bon, on ne peut pas laisser passer une telle occasion quand même, n’est-ce-pas ? Alors, obligé de shooter à main levée (pas pris le trépied :x), j’ai donc fait ce que j’ai pu : Sensibilité un peu élevée pour garantir une vitesse d’obturation élevée avec un diaphragme suffisamment fermé. Malgré le 300 mm /f4 + multiplicateur de focale  x 1,4, ça fait petit, très petit, et le bruit numérique est important.

J’ai donc recadré les moins mauvaises photos assez serré (pour qu’on voit quelque chose), afin de partager avec les visiteurs du blog le moment d’émotion de ma première rencontre avec le grand oiseau. J’espère qu’elle sera suivie d’autres, où je pourrai faire de meilleurs clichés , quand j’aurai fait réellement connaissance avec mon pote le Gypa ! … mais bon, c’est un début !

Révision du 17/07/2016 :

À l’occasion d’une révision générale de ce site, j’ai un moment envisagé de supprimer cet article, compte tenu de l’insupportable médiocrité des photographies. J’ai finalement opté pour le conserver, en assumant ce défaut de qualité. En effet, l’article est le reflet fidèle d’un moment unique : La première rencontre d’un photographe, alors en défaut d’expérience sur un tel sujet, avec cet oiseau un peu mythique que je devais par la suite retrouver à de nombreuses reprises, dans de meilleures conditions (… parfois). Je sollicite donc l’indulgence des visiteurs quand à la mauvaise qualité de ces photos.

 

P’tit clin d’oeil à Marie-Jo, qui attendait impatiemment de voir ces photos, souvenirs de cette ballade où on s’était quand même bien gelés !!!

1 –

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

2 –

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

3 –

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

4 –

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

5 – Yeppp ! Salut mec ! C’est beau, d’ la-haut ???

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

6 –

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

6 bis – La même non recadrée, pour le fun ! On comprend pourquoi les photos ne sont pas très nettes.

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

7 –

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

8 –

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

9 –

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

10 – Salut, le grand oiseau ! C’est quand tu veux qu’on se revoie !!! Un jour du printemps prochain, où je pourrait atteindre les crêtes pour être un peu plus près du ciel, un peu plus près de mes rêves, un peu plus près de toi, peut-être …
En attendant, porte-toi bien l’ami ! Bye, à bientôt !

Gypaète barbu (Gypaetus barbatus)

 

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